jeudi 8 avril 2021

La collaboration de Last Train et Bandit Bandit


Est-ce que la collaboration des canadiens de Seum et des parisiens des Fátima, se reprenant mutuellement un titre de l'autre sur un split vinyle, serait arrivée jusqu'aux oreilles de l'équipe de Cold Fame, et ne les aurait pas inspirés ? Ou est-ce que les alsaciens ont voulus marquer le coup  avec leurs potes originaires de Montpellier, pour l'anniversaire de leur premier album "Weathering", qui a fêté ses 4 ans ce 7 avril ? On en sait rien, mais en tout cas voir Last Train et Bandit Bandit collaborer ensemble en s'échangeant leur voies relève juste du rêve avec le premier titre "Fragile", clipé, et sorti hier par l'équipe de FIP. Et le titre "Maux" sera reprit avec JN de Last Train à la voie. Ces 2 titres incroyables seront disponibles sur un split vinyle qui sortira le 12 juin, à l'occasion du Disquaire Day 2021,  et sera tiré à 300 exemplaires.




Pour les 30 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, nos braqueurs préférés du rock français, nous ont offerent le 2 mars dernier, leur version du titre Bonnie And Clyde.




Le deuxième ep des Bandit Bandit intitulé "Tachycardie" sortira le 25 juin. 




Les deux groupes s'étaient produis au Trianon le 6 novembre 2019, pour une soirée qui restera longtemps dans les mémoires des personnes présentes ce soir là. Ils se produiront séparément sur la capitale dans ce monde d'après que tout le monde attend avec impatience, et nous serons bien évidemment de la partie.




Réservez vos places pour le concert de Last Train à L'Olympia, ici : http://bit.ly/lasttrainolympiatickets

Et pour les places pour le concert des Bandit Bandit, c'est par là : http://bit.ly/banditbanditlamaroquinerie




"Fragile" et "Maux" seront disponibles en vinyle, pour le Disquaire Day du 12 juin 2021, chez tous les bons disquaires. Retrouvez la liste des vinyles disponibles, ici.


Gian, avril 2021.

vendredi 26 mars 2021

Nouveau clip pour Gojira

 


Les rois du métal français viennent de nous sortir leur nouveau single "Amazonia", dont les bénéfices iront à l'association The Articulation Of Ingenious People Of Brazil (APIB), qui défend la cause environnementale en Amazonie, mais aussi les tribus indigènes qui y vivent et qui sont les premières victimes de cette déforestation massive, mais aussi de travaux forcés et de harcèlement en tout genre.



Gojira nous avait déjà offert un premier single intitulé "Born For One Thing" le mois dernier, et qui comptabilise déjà plus de 3M de vues sur You Tube.




A noter aussi la présence du titre Another World sorti au d'août l'année dernière.




Le nouvel album du groupe sortira le 30 avril prochain chez Roadrunner Records, et a été mixé par Andy Wallace (Nirvana, Rage Against The Machine ...)


Fortitude tracklist : 


Born For One Thing

Amazonia

Another World

Hold On

New Found

Fortitude

The Chant

Sphinx

Into The Storm

The Trails

Grind


Gian, mars 2021.

jeudi 18 mars 2021

Coal Sun : le retour du grunge des 90's


La sortie grunge du jour s'appelle Coal Sun avec la sorti de leur premier ep 5 titres, qui va vous embarquer dans le meilleur du son grunge des '90s. Il est vrai que lorsqu'on écoute ces 5 titres, on ne peut s'empêcher de penser à la période No Code/Vitalogy de Pearl Jam, mais aussi à ce  bon vieux Neil Young et ses Crazy Horses. Coal Sun est un super a lui tout seul, car il est composé de 4 membres qui officient actuellement au sein d'autres groupes comme Addyct pour Gaëtan qui tient le chant, Guillaume de The Hell Yet Specials à la gratte mais aussi à la basse, Sylvain de White Moss également à la gratte, et Nicolas de Noiseless se tient derrière les fûts. Les 4 membres du groupe se sont tous rencontrés lors de scène partagées ces derniers années dans le nord de la France, et se sont découverts une passion commune pour le grunge. Les premières répétitions ont eu lieu il y a 1 an, et très vite les idées, les riffs et finalement les compos sont arrivées, et les 4 zikos sont partis après quelques mois de répét' en studio nous enregistrer tout ça, tant que l'énergie était présente. Le son de l'ep a été capturé "live" à La Baraque A Sons à l'automne 2020 par Olivier Bourdrez, qui a tout de suite été emballé par ce nouveau projet. 


Strange Lights, premier single.


Le groupe en répét' "at home", en été 2020.


L'ep autoproduit est disponible en digital sur toutes les plateformes de streaming habituelles, mais aussi en cd pour 5€. Dirigez vous sur la page fb de Coal Sun pour vous le procurer.


Tracklist :

Lost Your Mind
Deep Valley
Strange Lights
New Life
Quest For Fire


Gian, mars 2021.

jeudi 11 mars 2021

[INTERVIEW] Patrón : "Je ne me suis imposé aucune barrière, aucune limite."


Imposé dans le milieu du stoner avec Loading Data depuis les années 2000, Patrón (et faite rouler le r à la mexicaine svp), vient de montrer qu'il ne peut y avoir qu'un seul roi du stoner en France en sortant un premier album solo époustouflant, digne des plus grosses prod américaines. Dès les premières notes de l'album avec le titre "Room With A View", le ton est donné avec une guitare sonnant comme une alarme, et va vous embarquer loin, très loin même, jusque dans le désert du Nouveau Mexique quelque part entre Albuquerque (connu avec la série Breaking Bad) et Roswell. 

Êtes vous prêt pour le voyage ? Embarquement immédiat.


"Room With A View", 1er single sorti le 17 avril 2020.

RAN : Salut Patrón, on t'as connu avec Loading Data bien évidemment. Et l'année dernière, tu arrives avec ton nouveau projet solo, intitulé simplement Patròn. Comment est né ce projet?

Patròn : Le projet est né de l’envie de sang neuf. Ca faisait 20 ans que j’avais monté Loading Data et il était temps de tenter autre chose sans pour autant abandonner Loading Data qui reste mon bébé. J’avais composé un tas de morceaux dont je ne savais pas quoi faire. J’ai fait écouter les maquettes autour de moi. J’ai eu beaucoup de réactions enthousiastes donc je me suis décidé à les envoyer à Alain pour lui proposer de produire l’album. Il a accepté et je me suis envolé pour L.A. 


Quelles différences y a-t-il entre Patrón et Loading Data alors ? Que t'apporte ce nouveau projet ?

Dans Loading Data je me suis enfermé dans un genre et je ne m’autorisais pas à divaguer. Avec Patrón je fais ce que je veux. Je ne me suis imposé aucune barrière, aucune limite. J’ai enregistré ce qui me venait. Et curieusement tout est venu très vite et a rapidement formé un tout homogène et cohérent. Ca a été une forme de libération.



Combien de temps ça t'as pris pour faire cet album ?

J’ai mis 1 an je pense. Mais il y a eu 6 mois très prolifiques où tout m’est venu naturellement, comme une évidence. J’ai un temps hésité à proposer aux membres de Loading Data et je me suis ravisé en me disant qu’il était temps que je prenne mon courage à deux mains et que je démarre cette nouvelle épopée. Pas facile de tout reprendre à zéro après 20 ans de Loading Data mais je ne regrette pas d’avoir pris cette décision.


Tu as encore collaboré avec le mythique producteur Alain Johannes, qui avait produit les 2 albums de Loading Data, mais là, il fait aussi parti des musiciens. Qu'est-ce qu'il a apporté à l'album en tant que musicien, en plus d'être également le producteur ?

Alain et moi on se connaît depuis 10 ans. On est devenu de bons amis. C’est quelqu’un de sensible, de fin et de très talentueux. Il a su me déchiffrer dès les premiers enregistrements de Loading Data en 2012. Il a tout de suite pigé la direction que je voulais prendre. Il comprenait tout ce que j’entendais et que je n’arrivais pas forcément à formuler ou à retranscrire.  A l’époque il avait donc non seulement produit mais aussi déjà participé en tant que musicien sur l’album Double Disco Animal Style de Loading Data. Quelques guitares, quelques basses, des chœurs etc… Mais en effet cette fois c’est lui qui a géré toutes les basses mis à part sur 3 titres où ces dernières sont assurées par Nick Oliveri. Sans compter, certaines guitares, des claviers, des chœurs  etc etc ...



Les 2 prochaines questions viennent de mon vieux pote Igor, qui est ultra fan de ce que tu fais depuis un bout de temps, j'me suis dis que ça serait dommage de ne pas le faire participer à l'interview. Voici ses questions :

Igor : Alain Johannes a réussi à faire sortir le meilleur de toi en tant que producteur, car il commence à bien te connaître. Est-ce que tu retravailleras avec lui dans un futur proche ? Penses-tu qu'un jour, il t'appellera pour bosser sur l'un des nombreux projets de son pote Josh ?

Haha. Josh n’a pas besoin de moi. Il a bien assez de talent comme ça. Je doute qu’Alain ne m’appelle pour ça. Josh aurait bien trop peur que je lui fasse de l’ombre et que je prenne sa place dans les Queens qui du coup deviendraient les Kings of the Stone Age. Je plaisante bien entendu. Mais bien sûr que je compte travailler de nouveau avec Alain. On en a déjà discuté. Alain n’ayant plus son studio 11AD, j’avais dans l’idée de faire ça au mythique Rancho de la Luna à Joshua Tree mais vu les circonstances actuelles ça devra peut-être attendre le 3eme album. J’ai une autre idée en tête mais il faut encore qu’elle se concrétise.


Sur cet album, tu t'es entouré de grands noms de la scène rock internationale, comme Barrett Martin, Joey Castillo et Nick Oliveri. Et leur point commun, c'est qu'ils ont tous joués avec  Mark Lanegan. Qu'est ce ça te fait de te retrouver entouré par toutes ces pointures? Est-ce qu'un jour, on verra Mark sur l'un de tes albums ?

Nick et Joey je les connais depuis un bon moment. Nick est un vieux pote depuis les débuts de Loading Data. J’étais ravi qu’ils viennent jouer tous les deux sur l’album mais c’était surtout jouer avec Barrett qui m’excitait par-dessus tout. C’est celui que je connaissais le moins bien et dont je suis un grand fan depuis l’album de Mad Season. L’avoir sur le disque était un honneur et un rêve d’adolescent. Si on m’avait dit il y a 22 ans quand j’ai monté Loading Data qu’un jour tous ces mecs joueraient sur mon album et qu’en plus Alain le produirait, je t’aurais ri au nez. En ce qui concerne Mark, j’ai déjà pensé à lui proposer mais les choses ne se sont pas faîtes. Sur Patrón il était aussi question que Flea et Jack Irons apparaissent mais les emplois du temps ont fait que c’est partie remise. Qui sait, peut-être pour le prochain album ? Tout est possible. Je ne prévois rien. J’aime bien quand les choses se font à l’improviste.


"Very Bad Boy", 3ème single sorti le 22 mai 2020.


On sent une grosse influence cinématographique dans cet album, d'ailleurs tu en parle dans la description sur Bandcamp, avec une référence du célèbre réalisateur Roberto Rodrigez. De quel genre de films tu t'es inspiré pour cet album ?

J’aime beaucoup le cinéma indépendant américain, mais te dire que c’est un film qui m’a inspiré cet album serait un mensonge. Ce qui m’inspire c’est le quotidien. Ce sont mes expériences, c’est ce que j’entends autour de moi, ce sont les relations entre les êtres humains, nos travers, les histoires de cul et de cœur, les malheurs et les moments heureux de la vie… le tout bercé par les paysages de mon enfance : l’ouest américain.   


Roberto Rodriguez et Tarantino ont collaborés sur le film "Une Nuit En Enfer". Perso, je verrais bien un titre de l'album dans le prochain film de Tarantino, pas toi ?

J’attends justement son coup de fil ! 


Bon, revenons à l'album. Les 2 premiers singles sont sortis en pleine explosion de la crise sanitaire dû à la covid 19. D'ailleurs le clip "Who Do You Dance For", sorti en mai 2020, a été fait avec des vidéos de vos fans en plein confinement. Penses-tu que l'album a eu un accueil différent avec le covid ?

Au départ j’ai pensé que sortir le disque en pleine pandémie n’était pas l’idée du siècle. Puis l’équipe de Klonosphere, mon label, m’a convaincu du contraire. Ils ont eu raison. Finalement les gens n’avaient rien de mieux à faire que de rester chez eux à écouter de la musique donc je crois que ça a finalement plutôt joué en notre faveur. Certes on n’a pas vendu autant de disques que si on avait pu partir en tournée mais ça finira bien par revenir à la normale.  


"Who Do You Dance For?", 2ème single sorti le 4 mai 2020.


Comment a t'il été accueilli à l'étranger ?

Très bien. Sur les plateformes de streaming ce sont les USA et la Grande-Bretagne qui sont en tête des écoutes depuis la sortie du disque. Et bon nombre de disques sont partis là-bas aussi. On a eu de très bons retours presse en Angleterre en particulier. 


Si tu devais décrire ton album en quelques mots ?

Groovy, sexy, aérien mais dark. 


Peut-on considérer cet album comme l'album de la maturité ?

Non ça me donnerait un coup de vieux. L’album de la maturité ça sera un Best of posthume.  


Comment nous conseilles tu d'écouter l'album pour s'immerger le mieux dans son univers ?

Heureux, au soleil, avec une margarita au mezcal à la bouche.


Et est ce qu'il y aura une suite à Patrón ?

J’y compte bien. L’album est en cours d’écriture. Avec un peu de chance on pourra l’enregistrer cette année. 




Merci Patròn d'avoir répondu à nos questions.

Merci à vous d’avoir pris le temps de m’écouter ! 


Le premier album de Patrón est sorti le 29 mai 2020 chez Klonosphère. 



Retrouvez Patrón sur son site officielBandcampFacebook et Instagram




Gian, mars 2021.

mercredi 27 janvier 2021

[Interview] Seeds Of Mary : "Nous avons le sentiment que Serendipity est le meilleur album que nous ayons sorti"


Les Seeds Of Mary viennent d'enfoncer un peu plus le clou dans le paysage du métal alternatif français avec leur dernier album Serendipity,  sorti le 25 septembre dernier chez Klonosphère. Si on devrait donner un nom à la frontière qui sépare Velvet Revolver, Marilyn Manson et Alice In Chains, elle s'appellerait bien évidemment Seeds Of Mary. Mais le groupe  se peaufine comme du bon vin avec le temps, et se détache de l'image qu'il s'est forgée au début de sa carrière, et nous en a appris un peu plus ce très bon nouvel opus, qui s'avère être le plus aboutis du groupe, mais aussi le meilleur.

RAN : Salut les gars, j'arrive un peu à la bourre, mais votre dernier album "Serendipity" est sorti le 25 septembre dernier. Comment a t'il été accueilli par la presse et par vos fans ?

Jérem : Nous n’avons malheureusement pas encore eu l’occasion de le jouer en live bien-sûr, ce qui tu t’en doutes est une très grande source de frustration pour nous ! Mais nous avons la chance de travailler avec la Klonosphere qui a fait un super boulot, et l’album a beaucoup circulé malgré tout, et a pu être découvert aussi bien par le public que par la presse. Globalement, les retours sont très positifs, et les gens adhèrent à la progression du groupe, nous en sommes ravis ! Nous avons le sentiment que Serendipity est le meilleur album que nous ayons sorti pour l’instant, et il semblerait qu’une bonne partie du public soit également de cet avis.

Comment s'est déroulée la création de cet album, par rapport à vos albums et ep's précédents ?

Jérem : A peu près de la même façon que pour nos précédentes sorties. A savoir que Julien (guitare / composition / visuels) nous envoie une fournée de nouveaux morceaux déjà bien construits et arrangés, sur lesquels nous commençons à travailler pour y apporter chacun notre touche, et on se met tous d’accords sur les différents arrangements. Nous travaillons ensuite toutes les lignes vocales et harmonies, et c’est généralement ce qui détermine si on garde le morceau ou non. La seule différence notable dans le processus, c’est que pour cet album Raph (guitare / 2ème voix) a également proposé 2 compositions, parfaitement cohérentes avec le style de Julien, mais qui ont tout de même amené une autre sensibilité.


Combien de temps ça vous a pris de faire cet album ? Est-ce que ça été un album facile à sortir, ou êtes vous passez par des phases compliqués avec des zones de doutes ?

Eliott : Pas tant de temps que ça finalement et on a eu énormément de chance car on a terminé l’enregistrement juste avant le confinement, ce qui nous a permis de nous focaliser sur le mix chacun dans son canapé étant confinés.

Jérem : Oui en effet au niveau de l’enregistrement nous avons eu beaucoup de chance. Nous avons commencé le travail de composition alors que nous étions encore en train de tourner sur notre précédent album, donc cela s’est fait doucement pendant plusieurs mois, et nous avons vraiment activé la machine les derniers mois de 2019. Globalement, cela s’est fait de façon assez naturelle, et tout le monde a été efficace sur les prises.

Comment se passe la composition d'un titre chez Seeds Of Mary ? Est ce qu'il y a un membre qui ramène sa compo et le reste du groupe suit, ou est-ce que vous bossez tous ensemble autour de plusieurs riffs ou idées et vous montez vos compos ensemble ?

Eliott : C’est principalement Julien qui compose les morceaux, il nous envoie une pré prod qui est souvent déjà bien remplie, et nous on fait notre tambouille avec ça.

Jérem : En effet, chacun apporte ses idées à partir des pré-prod de Julien, on en discute quand il y a des divergences, on fait parfois des compromis… Mais aujourd’hui nous sommes souvent assez d’accords sur la direction que nous voulons prendre, et les choses se font de façon très instinctive car nous nous connaissons bien et nous savons vers quoi nous voulons aller. 


David Thiers a participé à la production de tous vos albums, peut-on le considérer comme le 6ème membre du groupe ?

Raph : Complètement! On le dit toujours, c'est notre 6ème homme et on est ravis de l'avoir! Il enregistre et mixe nos albums, nous fait (faisait?) le son en live quand il n'est pas déjà en tournée avec Gorod, mais au delà de cet aspect purement technique, il participe aux arrangements des morceaux, il nous apporte un regard extérieur et a son mot à dire pour la plupart des décisions concernant le groupe. Sa présence est vraiment bénéfique pour nous.

Qu'apporte t'il a votre son ? A t'il une façon de travailler bien spécifique ?

Eliott : Il apporte le son « David Thiers » ! Il commence par dessiner une étoile de David (parce qu’il s’appelle David) avec du sang de lapin au sol, il tape 5 fois avec son pied il fait 2 tours sur lui même et c’est seulement à ce moment là qu’il allume ces machines magique. Le reste n’est qu’alchimie entre ses doigts et son attirail.

Jérem : (rire) Au-delà de ces pratiques religieuses qui n’engagent que lui, il fonctionne de façon assez classique. Mais avec les années, il travaille de façon de plus en plus pointue, et son secret est finalement de ne jamais se reposer sur ses acquis, comme nous il cherche toujours à aller plus loin dans la maîtrise de ses outils, et chaque nouvel album est une occasion de se surpasser. Et en plus de ça, c’est aussi toujours un vrai plaisir humain de travailler avec lui, il fait vraiment partie de la famille.


Comment a évolué le groupe depuis sa formation en 2011 ?

Jérem : Déjà, il y a la direction artistique qui s’est vraiment précisée. Nous savons d’avantage à chaque album vers quoi nous voulons allez, quelles nouvelles couleurs ou sujets nous avons envie d’aborder. Et au niveau du fonctionnement interne, nous essayons également de voir toujours plus loin, nous cherchons à jouer le plus possible avec des groupes professionnels et dans des lieux qui permettent au maximum de rendre justice au travail que nous avons effectué en studio. Bref, nous voulons amener le groupe le plus loin possible et nous nous en donnons les moyens, même si à l’heure actuelle, nous sommes condamnés à l’inertie...mais finalement, ce qui est beau dans l’histoire, c’est que malgré cette période pénible et incertaine, nous restons très soudés, nous communiquons quotidiennement, et le groupe continue à vivre et à croire en l’avenir. C’est pas un virus et des technocrates incapables qui nous feront baisser les bras ! 

Si je devais vous situer pour quelqu'un qui ne vous connaîtrait pas, je vous mettrais entre Velvet Revolver, Alice In Chains et Marilyn Manson.
Est-ce des références majeures pour vous ?

Jérem : Oui bien-sûr nous adorons ces groupes, et ce sont des références qui reviennent très fréquemment. Nous avons malgré tout la sensation de nous en détacher avec le temps, et même si je suis très heureux de tout ce que nous avons produit jusqu’à maintenant, j’éprouve personnellement l’envie d’explorer d’autres horizons. Nous verrons bien vers quoi nous irons à l’avenir, mais je n’aime pas l’idée de stagner. En tant qu’auditeur, les groupes que j’aime le plus sont ceux qui ont pris des risques, quitte à se planter parfois. Disons que si le groupe existe encore dans 10 ans, je n’aimerais pas que l’étiquette « Alice in Chains » nous colle encore à la peau, je préférerais que cela sonne « Seeds of Mary », tout simplement ! 

D'ailleurs vous nous avez fait une reprise incroyable du titre "Them Bones" d'Alice in chains il y a 5 ans lors des sessions de votre deuxième album. Bravo à Jérémy, car reprendre du Layne Stanley n'est pas une chose facile ? Layne avait 8 octaves, et les membres du groupe arrivaient même à entendre sa voix par dessus des retours en live.

Jérem: (rire) Je te remercie! Je t'avoue que je n'étais pas au courant de telles capacités chez ce cher Layne, pour ma part c'est très loin d'être le cas! (rire) Il y a beaucoup de morceaux d'AIC que je serais bien incapable de reprendre, justement parce qu'il avait une légèreté assez incroyable dans la voix, tout en restant toujours très puissant. Je serais bien embêté si les gars voulaient reprendre "Man in the Box"! (rire) Mais ça va, pour l'instant ils ont été sympas! 


C'est pas parceque je suis entrain de vous interviewer, mais votre cover est vraiment réussie. Il y a Korn qui a repris "Would" récemment, mais aussi un line up d'exception avec Corey Taylor, Dave Navarro, Taylor Hawkins et Chris Chaney qui viennent également de nous reprendre "Man In The Box". Ce sont tous des monuments de la scène mondiale, mais pour moi la votre reste quand-même un cran au-dessus. Avez vous vu ces deux reprises d'Alice In Chains ?

Raph : (rires) Merci, ça fait plaisir que cette vieille reprise soit rangée à côté de celles de Korn et Corey Taylor & Friends. Je les ai vu et les trouve personnellement très bonnes, avec une petite préférence pour celle de Korn, mais j'ai été quand même hyper impressionné par la voix de Corey Taylor sur les refrains de Man In The Box! Par contre, je crois que je préfère quand même celle de Metallica sur Would, c'était audacieux de la reprendre en acoustique, et de la réarranger!

Jérem : Oui merci, je suis moi aussi ravis à l’idée d’avoir mis une fessée à Korn et Metallica ! (rire). Si tu ne l’as pas entendue, je te recommande également notre reprise de Pink Floyd qui a fait l’objet d’un clip dont nous sommes très fiers. J’en profite pour saluer notre réalisateur Thomas Duphil, qui va m’engueuler s’il ne figure pas quelque part sur ces pages ! 

Même si Alice In Chains est une influence majeure pour vous, est ce que ça ne vous fatigue pas que l'on vous compare à ce groupe majeure des années '90s ?

Raph : Si, il faut bien l'avouer. Disons qu'à une certaine période du groupe, je pense qu'on était assez fiers d'être comparés aussi positivement à Alice In Chains. On est tous très fans de ce groupe et ils méritent tout le respect du monde pour leur immense carrière et leur talent. Aujourd'hui, on a tout de même l'impression de s'être pas mal détachés de cette influence, d'avoir réussi à façonner une musique assez personnelle et de lier nos inspirations assez subtilement.. Pour être franc, je ne vois pas grand chose de très AIC dans notre nouvel album. On sait que cette étiquette risque de nous suivre un moment (et franchement, il y a largement pire) mais on va bien finir par réussir à s'en défaire encore un peu plus avec le temps. (rires)

Jérem : Oui j’ai moi aussi le sentiment qu’on s’en détache. Dans certaines chroniques du dernier album, je trouvais parfois fou que les gens entendent du AIC sur tel ou tel morceau ! Mais on y peut rien, on nous a même comparé à Dillinger Escape Plan une fois, c’est pour te dire (rire). Mais oui je pense moi aussi que nous allons partir dans des directions de plus en plus personnelles, en tout cas j’en ai vraiment l’ambition personnellement. Cela peut vouloir dire perdre ou dérouter une partie des gens qui aiment ce que l’on fait aujourd’hui, mais encore une fois, ce qui m’intéresse le plus c’est l’évolution artistique, la prise de risques et la personnalité.


Si vous devriez vous décrire en quelques mots, qu'est ce que Seeds Of Mary ?

Eliott : Une bande de joyeux lurons passionnés et toujours prêts à en découdre quand ils ont un pied sur une scène !

Jérem : Pas mieux !

Jérem : Nous avons commencé à travailler avec eux sur notre précédent album, « The Blackbird and the Dying Sun », et ils offrent une très belle couverture médiatique. Je les trouve encore plus efficace aujourd’hui, ils ont vraiment permis à l’album d’exister dans cette période de calme plat. Je pense que si nous n’avions pas travaillé avec eux, l’album aurait eu beaucoup moins de suivi ! Et ils sont également très disponibles, ils offrent une vraie collaboration et sont très fiables, c’est un vrai confort pour nous. Et puis nous apprécions beaucoup les autres groupes avec lesquels ils travaillent, ils ont une vraie exigence de qualité dans le choix de leur artistes.

Avec la crise sanitaire que l'on connaît depuis presque 1 an maintenant, votre album n'a malheureusement pas encore été défendu sur scène ? Êtes vous frustré d'avoir un nouvel album sans concerts ?

Eliott : Eh non, comme beaucoup de groupe ce fut une année bien triste musicalement parlant…OUI !!! C’est vraiment dommage et c’est une grande frustration de ne pas encore pouvoir faire notre release party… Mais malgré tout ça on se rassure en se disant que quand ce sera la reprise on sera là et on compte bien jouer cet album sur scène !


En quelques années, vous êtes devenu un groupe phare de la scène bordelaise. Comment ça se passe à Bordeaux pour la scène rock ?

Jérem : Il y a d’excellents groupes et de très belles ambitions. A la volée je peux te citer Datcha Mandala, Qlay, Altesia, Matrass, Smogs and Tacos... Le hic, c’est que les endroits qui offrent de bonnes conditions de concert sont assez rares dans le centre, et cette saloperie de Covid ne va rien arranger puisque certains lieux ont déjà mis la clé sous la porte… Comme dans beaucoup de villes, il y a de très belles propositions artistiques, mais qui ne peuvent pas toujours exister dans les meilleurs conditions, la faute à une politique de la ville qui ne se soucie pas vraiment de la culture, ou de la culture alternative tout du moins. C’est très frustrant, et en même temps c’est le propre du rock d’être ce sale gosse dont personne ne veut et qui doit se battre pour s’imposer, à grands coups de santiags dans la porte s’il le faut ! Donc espérons que la crise sanitaire se calmera bientôt, et que nous pourrons retourner écumer les routes et enfoncer les portes de France et de Navarre !

Merci les gars d'avoir répondu à l'interview.

Merci à toi pour le temps que tu nous as consacré et pour la pertinence de tes questions.

A bientôt ! 


Le dernier album Serendipity est sorti chez Klonosphère le 25 septembre 2020.


Écoutez Serendipity ici.


Gian, janvier 2021.

mercredi 13 janvier 2021

Review : "Questioning One's Balance" des Cheap Teen.

 

Le nouvel ep des Cheap Teen vient de nous arriver la semaine dernière, et le groupe originaire de Maison Alfort nous envoie 4 nouveaux titres tel un coup de pied dans le derrière pour nous réveiller après avoir passé des fêtes de fin d'année un peu particulières. Ce deuxième ep gorgé de punk rock n'a absolument rien à envier au punk britannique, et vient d'imposer les Cheap Teen dans le paysage de notre belle scène française, et s'aligne au même rang que des groupes comme Structures ou Lysistrata. Leur premier ep "Dumb Kids Try To Make Punk Music", sorti en novembre 2018 était déjà très prometteur, et le groupe a eu les services de leur pote Oliv' des P3C pour mixer et masteriser ce deuxième ep, sorti chez NRV Promotion ce 8 janvier. La prod est vraiment bonne, et les titres vous donnent une pêche d'enfer en cette période assez compliquée. L'ep est seulement disponible en digital pour l'instant, et nous espérons avoir des news pour une sortie en physique dans les jours ou semaines à venir, car cet ep mérite d'avoir sa place dans n'importe quelle collection de disques de tous fans de rock ou de punk. Alors, mettez un casque audio sur la tête, prenez vos skates et sortez bouffer du bitume en écoutant "Questioning One's Balance" des Cheap Teen, mais rentrez avant 18H.

Regardez le clip 4 Boys In A Lake.

Les Cheap Teen en concert au Klub en 2018. Photo : Météo Rock 

Écoutez l'ep des Cheap Teen sur les plateformes de streaming habituelles, ici.

Retrouvez les Cheap Teen sur Bandcamp, ici.


Gian, janvier 2021.

mercredi 6 janvier 2021

Review : "Renaissance Man" des François Premiers

Les François Premiers nous ont gâtés le 24 décembre dernier avec la sortie de leur 2ème single 2 titres "Renaissance Man". Ce groupe originaire du Havre, nous avait sorti une première pépite "Franciscopolis" au début de l'année dernière, qui nous avait littéralement conquis avec ses 2 titres qui nous ont renvoyé dans le meilleur du rock des 70's. Et ce nouveau single ne fait que confirmer notre fascination pour leur musique qui sonne plus "rock contemporain" que son prédécesseur. Le riff de guitare du refrain de "Renaissance Man" nous ferait presque penser à du Tom Petty And The Heartbreakers, avec son titre "Makin' Some Noise" de son album "Into The Great Wide Open" de '91. Les François Premiers savent ce qu'ils font, et ne sont pas à leur premier coup d'essai avec cet incroyable projet. François Pandolfi (chanteur/guitariste), plus connu sous le nom de Frandol, jouait dans les Roadrunners dans les '80s, avant de remonter un second groupe nommé les Kitchenmen. Quant à François Lebas (le deuxième chanteur/guitariste) a joué dans les Fixed Up et les Asphalt Tuaregs. Donc, une telle rencontre ne pouvait être que prolifique pour le rock Havrais. 

Écoutez Renaissance Man 

La magnifique pochette signée par René Apallec, a été censurée par les plateformes de streaming, et la déesse figurant sur la gauche, a dû être remplacée par un bateau  pour pouvoir être acceptée et diffusée sur Spotif and co. Sauf sur Bandcamp, qui respecte vraiment l'art et ses artistes.

                      
En plus d'avoir créé ce très bon groupe, les 5 havrais ont lancé presque simultanément le label Poseur Records en 2020.


Personnellement, je rêverai de mettre les 2 singles des François Premiers dans un bon vieux Jukebox à lampe des '50s, avec à leurs côtés des classiques en 45T des '60s/'70s.

Écoutez Franciscopolis, extrait de leur 1er single.

Pochette du single "Renaissance Man" des François Premiers, signée par René Apallec

Ce nouveau single est bien évidemment disponible en vinyl, et il faudra vous diriger sur leur Bandcamp, ici, pour vous le procurer.


Gian, janvier 2021.

Review : "This Is War" de Heckel & Jeckel

Les 2 corbeaux des Heckel & Jeckel sont ressortis de leur forêt pour nous livrer un nouvel album ce 1er janvier à 0H01. Ce nouvel album intitulé "This Is War" devrait régaler pas mal de fans de grunge, et la recette est la même que depuis les débuts du groupe : du grunge bien dark, pesant, inquiétant, avec un son plus écrasant que sur l'album précédent et les différents ep's. Ce nouvel opus démarre très fort avec le titre "This Is War" de 7mn, et plante directement le paysage de ce qui va suivre pour les 8 prochains titres : des compos bien ficelées,  parfois déjantées, du son lourd et des riffs fracassants. Bref, que du bon. Et certains passages nous feraient même penser à du Melvins ou à du Tad, comme sur la 4ème piste "Don't Be Afraid Of This" par exemple, mais sans les copier. Car le groupe possède bien son adn qui descend des corvus corax, et le prouve depuis leurs débuts en 2018.



Sur les 9 titres que l'on reçoit comme des coups de bec sur le crâne, 4 titres sont issus des 2 derniers ep's qui ont été réenregistrés et ajoutés à l'album dont Ø, We Wish You A Merry Nothing, Welcome In Crow-Crasti-Nation et To Fool To Die.


Depuis 2 ans, les 2 corbeaux masqués font du grunge pour nous passer un message depuis leur forêt lointaine, et veulent nous ouvrir les yeux sur notre monde qui va mal. Et quand on écoute des groupes comme les Heckel & Jeckel, on se dit que le grunge a encore de beaux jours devant lui. Ce duo a bec noir est vraiment productif, car depuis 2018, ils nous ont sortis 1 album et 6 ep's, dont 2 ep's en 2020, plus ce nouvel album qui vient d'arriver.


Cet album est le 153ème album du label belge Pogo Records, qui a débuté comme fanzine en 93, et est devenu avec le temps un label DIY de renom dans le milieu "underground". Et a accueilli les Heckel & Jeckel en 2019.

Ecoutez "This Is War" des Heckel & Jeckel, ici


Retrouvez Heckel & Jeckel sur Bandcamp, ici.
Et pour les vidéos, c'est .


Gian, janvier 2020.

mardi 5 janvier 2021

Review : Split Seum/Fátima

Cette année, le père noël est arrivé avec 1 jour d'avance pour les fans de doom et de grunge, avec un split réunissant les parisiens de Fátima avec leurs potes expatriés au Québec du groupe Seum. D'ailleurs les québécois attaquent très fort pour leur première année d'activité, avec un premier ep "Summer Of Seum" sorti en septembre, mais aussi une reprise de Prince sortie le jour Halloween. Et les voilà avec les Fátima sur ce split, que tous les fans de doom et de grunge se doivent d'avoir dans leurs collections de disques.

Regardez le 1er clip de Seum : Silence Et Crase

Ce split 2 titres commence avec Seum et leur titre "Saliva Bath", et vous arrache le crane avec une rythmique en béton armé, et vous décollera le cerveau lorsque la partie chant arrive au bout de 29's. La prod de ce titre est très bien produite, et le trio nous confirme qu'il a effectivement beaucoup de choses à nous dire, et à nous prouver.
A savoir que chez Seum, il n'y a pas de guitariste, le groupe est composé de Gaspard au chant, Fred à la batterie et Piotr à la basse. C'est la particularité du groupe qui rend leur son intéressant, et le rendu est vraiment bon.


Du côté des Fátima, nous retrouvons un très bon titre du groupe, avec de bons riffs bien grunge et un refrain qui risque de vous accroché et de vous rester en tête. L'atmosphère de "Raining Bricks" nous ramène à leur album "Turkish Delights" sorti le 10 avril 2020. Le son et la composition sont extrêmement bien rodés, et la magie du groupe opère encore une fois de plus sur ce très bon titre.



L'artwork incroyable inspirée des comics des '80s, et signée par l'artiste basque Gorka. Le graphiste avait déjà bossé avec Seum sur leur 1er ep, en signant l'artwork de leur titre "Super Tanker", mais aussi en réalisant le logo du groupe. Vous pouvez retrouver son univers sur son site, juste ici : ➡️ https://www.gorkauztarroz.com


Pochette du split Seum/Fátima réalisée par Gorka


Écoutez les 2 titres du split juste ici

Ce split est disponible en vinyl 7' en quantité ultra illimitée, avec un pop up 3D à l'intérieur. Pour vous le procurer, contactez le groupe Fátima via leur page fb, ou en leur envoyant un mail à fatimadoomband@gmail.com. Côté actu, les 2 groupes n'en resterons pas là, car un second ep des Seum est à venir pour les prochaines semaines, mais aussi une édition physique de leur premier ep. Et les Fátima bossent également sur de nouveaux titres pour un futur album.

Vous pouvez en apprendre un peu plus sur ce split, et retrouver Antoine, le guitariste/chanteur de Fátima, le groupe Seum au complet ainsi que le graphiste Gorka en interview dans le podcast de l'émission Totalement Rock du 11 décembre, à partir de 1h20s, ici.

En haut à droite : Antoine de Fátima. En bat à gauche : Seum (Gaspard, Fred et Piotr). En bas à gauche Gorka.
Photo prise lors de le l'émission Totalement Rock du 11 décembre 2020.


Retrouvez Seum sur Bandcamp, ici.


Retrouvez Fátima sur Bandcamp, .



Gian, janvier 2021.

vendredi 18 décembre 2020

La nouveauté du jour s'appelle "Killing You" des Shady Fat Kats

 

Ce groupe originaire de Bretagne, nous sort aujourd'hui un nouveau single remonté à bloc intitulé "Killing You", et va vous donner une pêche d'enfer pour cette fin d'année pas top top. Inspiré des meilleurs groupes de punk à roulettes des 2000's (Green Day, Blink 182 ...). Le groupe est composé de Bat au chant/guitare, Daddy à la guitare, Pete à la basse et Céline à la batterie. Et leur nouveau single est produit par Paul Spade qui a également produit Ultra Vomit, Mass Hysteria, No One Is Innocent and co.

Mettez le son à fond, et écoutez "Killing You" des Shady Fat Kats 

La dernière vidéo à avoir été mise en ligne par le groupe date de 2 semaines et s'appelle "Stay Away (From Me)"